04/03/2008

Les sondages RG

dcb0b7d32f3d7f286f7a5d967c582dbc.jpgA en croire la rumeur, il faut lorsque l'on est brancher conaître le "dernier sondage RG".

On en connaîtrait donc un (voire plusieurs, souvent contradictoires) concernant les élections municipales de Strasbourg, Illkirch, Schiltigheim (respect), Hoenheim, et même Reichstett et Souffel (là, il n’y a qu’un candidat) et Ernolsheim sur Bruche ou Saint Pierre.

Plus sérieusement, le sondage RG, c’est le mythe par excellence du monde politique en 2008. Surtout que les RG ne diligentent plus aucun sondage. Leurs nouvelles missions ne les autorisent plus et au pire le prix d’un sondage n’est pas compatible avec le budget du Ministère.

Alors, si l’on vous parle d’un sondage RG, vous saurez désormais quoi dire.

Si vous voulez ruser et désinformer, nous vous proposons la phrase clé suivante : « Par contre, moi j’ai eu une estimation d’un institut ( ne pas préciser sondage, beauté, coiffure), il donne machin (votre candidat) légèrement en tête, mais n’en parle à personne ! ».

Avec cela, si toute la commune n’est pas au courant, c’est que votre interlocuteur est vraiment une tombe.

26/02/2008

Faut-il tirer sur Roland Ries ?

a13102b693050bbfc4aced61194eaef4.jpgLes cybermilitants des divers camps municipaux s’acharnent sur leurs claviers et tirent à souris portante, les uns sur Nicolas Sarkozy et son dérapage humain, les autres sur Roland Ries et ses malencontreuses déclarations.

On ne jugera pas, mais force est de constater, qu’à force de tirer sur une personne, on finit par intriguer, par la valoriser et même pas générer un flux d’informations la concernant. Moralité, on lui fait de la pub et on la valorise, même lorsqu’on croit la dévaloriser.

Nicolas lui, vient de reconnaître qu’il « aurait mieux fait de ne pas répondre », les cybermilitants droitistes devraient, eux, mettre en avant leur bilan, leurs réalisations et leurs projets. Les Strasbourgeois aiment que ce Jean Pierre Raffarin appelle, après Lorie, « la positive attitude ».

Permettez-moi de penser qu’une victoire se construit d’abord sur ses propres forces et que les faiblesses de l’adversaire constituent la cerise sur le gâteau. Bonne campagne à tous !

02/02/2008

Le panier de crabes orange

5567fc5de41c5617918d145b53d5cbc6.jpgOn connaissait le carton jaune, le carton rouge, le carton vert pour le soigneur, on découvre le carton orange qui exclue d’office Ludmilla Hug-Kalinkova (3e) et Jean-Claude Petitdemange (4e) de la liste Cutajar.

Au-delà des affaires de personnes, l’affaire s’étale aussi comme une histoire d’argent. 10.000, 20.000 euros sont évoqués. L’équivalent pour un smicard de 8 à 16 mois de travail.

On connaissait la droite caviar, la gauche saumon, on découvre le centre esturgeon. Tendance Strass !

Reste l’onction du Modem. Si certains candidats à Haguenau en tireront profit. Lorsque l’on se rapproche de Strasbourg, celle-ci fait plus débat.

Ainsi à Schiltigheim, c’est Anne Meunier, secrétaire fédérale du MoDem pour le Bas-Rhin et 8e de la lis te Ensemble pour Schilick de Jean-Marie Kutner (MDA - Gauche Moderne) qui emporte la palme. Tout en générant la colère d’autres MODEM membres des liste Nisand et Plataret.

Dans d’autres communes, on réfléchit encore. Après le spectacle strasbourgeois et l’image d’un panier de crabes donnée par la gestion strasbourgeoise des municipales, l’étiquette Modem est-elle encore un atout ou un poids.

 

NB// RESTEZ COURTOIS DANS LES COMMENTAIRES

27/01/2008

Les Verts schilickois recyclent les communiqués du PS

6f2f06f20c3de27330b34ff261d93d9b.jpgLa presse locale nous apprend que : Pour les Verts Alsace et leurs représentants à Schiltigheim, dont Andrée Buchmann, « l'épisode de la présence éphémère de Daniel Munch sur la liste « Ensemble pour Schilick » conduite par Jean-Marie Kutner « n'est pas anodin ». Ils ne croient pas que M. Kutner « ignorait le passé politique de celui qui figurait en 3e position sur la liste FN en 1995 ». (et en 29ème donc non éligible sur celle de Monsieur Kutner)

Nous sourions et  rappelons à Madame Buchmann que tout le monde peut changer. Elle-même n’a-t-elle pas abandonné un temps ceux qu’elles soutenaient et pas seulement comme le dit sa bio pour se consacrer à l’associatif. Faut-il rappeler la fin de l’école Waechter ? Les Verts « ne croient pas que M. Kutner « ignorait le passé politique de celui qui figurait en 3e position sur la liste FN en 1995 ». C’est possible mais aux, ignorent-ils les passés militants d’Eric Schultz, leur porte-parole à Strasbourg, de Laurent Fritz et d’autres à la LCR ? Soit à l’extrême gauche ?

Et l'égalité des droits entre tous, qu'en font les verts. Tout le monde évolue non ?

La fraichement candidate verte à Schiltigheim, le tout sur une liste PS, n’a-t-elle pas d’autres priorités que de jouer aux délatrices. Mais enfin, à Schiltigheim, les Verts ne savent sans doute pas comment faire parler d’eux, entre les différentes personnalités écologistes comme Andrée Munchenbach et Danielle Dambach !

10/01/2008

Strasbourg 2008 : Le plan de bataille s'affine

e1a02086f51f33a619d8ef211d04aa57.jpg« Rien ne sert de courir, il faut partir à point », « un ennemi invisible est pire qu’un ennemi que l’on voit ». La sagesse populaire et les proverbes sont pleins de conseils que les candidats aux futures élections municipales doivent savoir méditer.

A Strasbourg, l’absence prolongée de la mêlée de l’équipe socialiste, l’occupation de l’espace médiatique par les querelles centristes et le déroulé du bilan de l’équipe sortante ne doivent pas cacher la réalité : la campagne socialiste commence à peine.

Il s’agit d’un choix stratégique fort.

a)     Le choix d’une campagne courte : l’avantage de ce choix est d’éviter l’usure provoquée par des longues campagnes. On s’appuie ici sur une notoriété existante et une équipe soudée, un pack militant, qui pour renforcer l’impact, sera présenté en une fois. On notera que dans le cas précis, il n’y a pas ou peu de teasing sur les composantes de la liste. Elle est et sera.

b)     Le choix de laisser quelque temps la main aux sortants : En laissant son adversaire faire la course en tête, on le laisse aussi se dévoiler, laisser apparaître des fêlures, décevoir les « non-sélectionnables ». Le PS a clairement décidé d’entrer tardivement en campagne pour laisser d’autres officines associatives et même des citoyens lambdas entamer une première vague de critiques « citoyennes » auxquelles il entendra offrir des réponses dans les premiers documents de sa campagne.

c)     Le choix de laisser les parties prenantes sortir du bois :  La campagne Ries , la « non-campagne », marquées à un moment par des soucis de recrutement à l’ouverture » a laissé d’autres personnes occuper le terrain de la campagne mais pour donner quelle image ? On s’interrogera là sur l’effet désastreux des divisions du centre auprès de la population. Le centrisme strasbourgeois souffre aujourd’hui non d’un déficit médiatique, mais d’un déficit d’image et d’incarnation. Un test simple, ce midi, à la cantine, au resto, demandez à vos voisins de tables qui incarnent le centre à Strasbourg. Vous mesurerez l’étendue des dégâts.

A ce stade de la réflexion, on déconseillera donc tout oubli d’une réalité politique claire : la bipolarisation grandissante des débats à Strasbourg. De l’équilibre de cette bipolarité sortiront les résultats et les vœux 2008/2014 des Strasbourgeois.

Quelle est l’image de l’équipe sortante dans le grand public (ne pas se cantonner au « milieu ») ? Quel sera le poids (positif ou négatif) de l’image du Chef de l’Etat dans la campagne ? Quelles seront les thèmes (démocratie, environnement, sécurité, social) qui feront bouger les clivages ?

La trêve des confiseurs arrive à son terme. La bataille de Strasbourg s’engage !

08/01/2008

Strasbourg, vue de haut !

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06/01/2008

Strasbourg : Dallas et ses effets collatéraux

062a35cbab0ecd0ab0f5b95466f41343.jpgLes soubresauts du centrisme à Strasbourg, les querelles Cutajar-Kalinkova-Petitdemange, l’illisibilité du message commencent gravement à inquiéter certaines têtes de liste centristes dans diverses communes de la Cus.

« Après les législatives, on est là en train de détruire le travail des Présidentielles » déclare ainsi un militant centriste avec qui nous évoquons les faits. « Chaque matin, j’ouvre, comme des centaines d’électeurs, les DNA, en me demandant quel épisode de Dallas ont-ils pu nous inventer » confirme un élu.

Il est vrai que le centre est désormais divisé en 4 chapelles. Il y a le Nouveau Centre qui peinerait à exister, les Modems fidèles au tandem principalement incarné par Pascale Jurdant, Frédéric Le Jehan d’un côté. De l’autre, les pros et anti-Cutajar mâtinés des déçus de François Bayrou (déçus de sa gestion strasbourgeoise du dossier). Se rajoutent là-dessus, celles et ceux qui critiquent les choix de Chantal Cutajar concernant les secondes et troisièmes place de sa liste accordées à des rallier de l’écologisme et de la gauche. Yann Wehrling , d’une part et Yveline Moeglen, ancienne vice-présidente de la CUS de 1995 à 2001.

Il n’empêche qu’après les scores des législatives, la tendance pourrait encore être baissière. On mesure autour de 10 % le vote centriste à Strasbourg. Reste à savoir si cela suffira pour peser et si l’image ne va pas continuer à se dégrader jusqu’au scrutin.

On notera que certaines têtes de liste envisagent, pour combler cela, d’élargir leur assises jusuqu’à la droite afin, dans les commune périphérique de Strasbourg, d’effacer la mauvaise image donnée au quotidien par les querelles de familles et de rendre lisible une image faussée.

03/01/2008

Municipales 2008, vue d’Illkirch-Graffenstaden

5464d41a055de0b8412ee88cfaedc933.jpgIl y a une drôle d’ambiance à Illkirch-Graffenstaden, une je ne sais quoi d’indécis à l’approche des municipales. La mairie socialisante sortante a un bilan intéressant, or sans doute la gestion du dossier des gens du voyage qui ont lourdement pesé sur le parc d’innovation et dont le terrain aménagé (960.000 € hors terrain) ne semble pas résoudre tous les soucis.

Pour une ville de gauche, l’économie a été défendue et quant aux commerces de proximité, ils font les frais des nouvelles habitudes des consommateurs contre lesquelles une municipalité ne peut rien.

Jacques Bigot et son équipe, s’ils réussissent l’ouverture, pourrait gagner. Pour cela, il doit convaincre les Verts que son programme est écolo-compatible et qu’un mandat ensemble peut être assumé. Il devra aussi faire face à la droite.

Si certains continuent à annoncer une liste FN ou Alsace d’abord, nous pensons nous qu’il sera difficile pour la droite populiste d’être présente. Le Docteur Noth, ancien leader de ce courant, n’a pas été remplacé et ne le sera pas. La clé est donc de savoir où iront ces voix.

En 2001, il avait manqué une poignée de voix à la droite alors que le Docteur Noth en totalisait des centaines au second tour. Ce dernier, comme la droite, n’avait pas voulu s’allier à n’importe quelle condition.

Restent les inconnus à droite. Conseiller Général grâce aux communes du canton, Jean Claude Haller a, dès le lendemain des élections, adressé ces vœux à la population. Dans cette carte bleue, une seule photo, la sienne. Pas de photo de la ville, et juste le titre de a liste « Pour Illkirch, ensemble reprenons l’avenir en main » !

Un puriste me disait que l’on ne peut reprendre l’avenir en main car l’avenir ne s’est pas encore produit. On peut ainsi tenter de prendre son destin en main ! Querelle sémantique ou plus ?

Il semble clair que malgré l’utilisation du mot « sécurité », un certain nombre d’électeurs et famille de droite semblent, selon nos informations et les messages lus sur certains blogs, capables de voter Bigot au premier tour pour donner un signe fort. On suivra cela de près d'autant que d'autres continuent à ne voir dans la droite actuelle que dès reliquats de l'époque Durr, une époque révolue.

NB : à ce jour, Jacques Bigot n'a toujours pas fait connaître ses intentions. Il faudra, comme nous, être présents aux voeux 2008 !

 

 

19/12/2007

La liste des Verts : Rouges de confusion

fd1c22a16dccaf83ff46ef7ea572c2f3.jpgCa y est, demain matin, ce matin, vous aurez accès dans la presse à la liste des Verts. Je ne reprendrais pas l’histoire de la pastèque, mais entre nous, les faits son parfois têtus. Certains parcours ont flirté avec l’extrême gauche. Y’a-t-il eu repenti ? Ma pensée serait archaïque. Non, elle est pragmatique car si la liste fait plus de 5 %, elle pourra fusionner avec celle de Roland Ries et offrir, en cas de victoire, la ville à des personnalités venant de « la gauche extrême »

1) Alain Jund : Il est partout, Alain. Ancien membre du PSU ( eh alors Petitdemange aussi), proche du Cardek, ce directeur d’un cabinet conseil est membre d’une multitude d’associations diverses et variées. Il avait bénéficié d’une véritable campagne de notoriété de la part des DNA qui en avait fait l’invité d’un de leurs chats sur leur site Internet.

2) Marie Dominique Dreyssé : Conseillère municipale et conseillère communautaire, cette militante a su s’implanter dans le quartier gare, face à l’adjointe du quartier. Proche du RESF, comme presque tout le monde à gauche, elle est connue pour son franc parler militant. Cela changera au moins. Masse laborieuse, MaDo est là.

3) Françoise Schaetzel, médecin ( candidate d’ouverture …) et ancien soutien si notre mémoire est bonne d’Alain Lipietz en 2002

4) Eric Schultz : Que dire d’Eric, il est le dynamique animateur du RESF (ancien coordinateur parait-il) et travailla même pour le Parti Socialiste ou plus précisément son groupe au Sénat.

Son écologisme n’efface pas ses candidatures 100 % à gauche et son passé de JCR. A-t-il renié son passé de militant d’extrême gauche, c’est sous sa casquette qu’il faut regarder. On notera que Schlomo le cite comme « son pote», ce qui n’est pas étonnant en raison du passé militant commun. En 1994, il participait à l’ouvrage « Le communisme municipal : définitions et tendances ». Ce que l’on sait moins, c’est qu’il fut même charger de suivre, je crois, les élections de 1992 en Alsace pour … le Figaro !

5) Mustapha el hamdani, anc. Pt du Conseil Consultatif des Etrangers, et militant associatif.

Présentation faite sous la patronage de Laurent Fritz, l’ancien patron de la JCR et militant LCR devenu pragmatiquement vert.

On ne va pas continuer. On aura compris que cette liste est clairement marquée à gauche. Nous reconnaissons donc à ses composantes une certaine « droiture » à gauche. Quel espace restera-t-il donc à une Liste LCR ou PC ?

Finalement, on comprendra logiquement que Yann Wehrling était de trop sur cette liste, il fait comment dire … Yann, il t’est arrivé la même histoire qu’à Antoine Waechter, un type très bien aussi. Demandes lui de te raconter l’histoire du coucou dans la pastèque.

Ps : Un ami bloggeur me dit : « Finalement en France, en politique tant qu’à être extrémiste, autant l’avoir été à gauche. Tout le monde trouve cela hyper fun et ultra branché, voire même mégacool ».

Ps2 : Bien entendu, en cas d’erreur ou d’homonymie, nous rectifierons notre note. Nos informations se retrouvent sur internet et dans quelques mémoires strasbourgeoises.

02/12/2007

Pastiche 4 : Municipales 2008 à Strasbourg

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