13/04/2008

Strasbourg : (r)appel de Robert Grossmann

ed3cc575f5e7b52967626030c02ad131.jpgTerrible Claude Keiflin dans les DNA de ce dimanche. Pour et énerver certains, et les initiés l’auront compris notamment Yves Bur (c'est de l'humour, hein!), il écrit : « Robert Grossmann a fait un tabac ». Faire un tabac dans une librairie alors que ferment nos buralistes. Mais enfin, quel révolutionnaire, ce Grossmann.

Pourtant effectivement, le public, les élus, militants, anciens élus de tous les bords et bloggeurs présents hier à la librairie Kléber ne pourront que confirmer. De l’avis de personnes autorisées, il se dit effectivement que Robert Grossmann aurait retrouvé une nouvelle jeunesse dans l’ambiance post-chaotique des municipales.

Certains disent que c’est de la Place de l’Etoile qu’il tire sa soudaine force. Un place de l’étoile mystérieuse donc !

Une force qui servira à la création d’un club de pensée et d’action.

Psst : cliquez sur la couverture et n'hésitez pas à l'intégrer à vos blogs et commentaires.

15/10/2007

La grande évasion de Bob Denard

d3c24ac1997a90bda5c5c80a89dc76a2.jpgBob Denard, ancien mercenaire français, protagoniste de plusieurs coups d’Etat en Afrique et dans l’archipel des Comores, témoin et acteur l’histoire de la présence française en Afrique, est décédé à l’âge de 78 ans, ce, dimanche 14 octobre.

Atteint de la maladie d’Alzheimer, Bob venait d’être condamné en juillet à 4 ans de prison, dont trois avec sursis, pour son coup d’Etat dans l’archipel des Comores en 1995. Véritable «chien de guerre», on le retrouve sur tous les théâtres d'opération africains (Biafra, Angola, Bénin, Moyen-Orient…) pendant près de 30 ans à la tête des "Affreux", son unité de mercenaires.

Figure du mercenariat, son personnage ferait un bon sujet de film. Si Pierre Schoenderffer me lit, je verrais là une nouvelle 317ème section, l'honneur d'un capitaine couleur "Denard".

 Dans son livre «Corsaire de la République» Bob Denard affirmait avoir souvent été téléguidé par l’Etat français dans ses opérations. On retiendra qu'il disait aussi ne jamais être intervenu lorsque la France émettait un "feu rouge"

Il part avec ses secrets à moins que d'autres ne soient chargés de veiller sur cette mémoire si particulière, une diplomatie à la hussarde en fait !

31/05/2007

Astérix est-il trop "gaulois" ?

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Astérix, fer de lance contesté des droits des enfants

Publié le 31 mai 2007Le héros d'Uderzo choisi par la Défenseure des enfants pour promouvoir la convention de 1989 est jugé « trop gaulois ».

ASTÉRIX, ambassadeur contesté de la cause des enfants ? Le cé­lèbre Gaulois serait justement jugé un peu trop... gaulois pour défendre leurs droits. La Défenseure des enfants, Mme Dominique Versini, l'a pourtant choisi en avril pour promouvoir la convention des Nations unies sur ce thème.

Au premier rang des mécontents, Jean-Pierre Rosenczveig, président de la section française de Défense des enfants international (DEI). Pour lui, « Astérix ne représente pas suffisamment la société française telle qu'elle est aujourd'hui ». Dans un communiqué, son association dénonce même le sym­bole d'un « bras séculier... Résistant aux envahisseurs » mal choisi pour défendre une France « aspirant à une coexistence pacifique des diversités qui la composent ».

L'humour et la tendresse
Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny, tempérait toutefois hier ce jugement, saluant malgré tout l'initiative d'une publication sur ce thème. « C'est moins le personnage d'Astérix que le contenu du texte qui me gêne, explique-t-il, je considère que l'album donne une vision archaïque de l'enfant à protéger, alors que la convention de 1989 qu'il est censé promouvoir est résolument moderne. Elle fait de l'enfant un sujet et non un objet. Une personne avec des droits. La convention est un outil juridique. »
C'est sans doute le manque de communication entre l'association et la nouvelle Défenseure des enfants nommée en juin 2006 par Jacques Chirac qui est à l'origine de cette polémique. « Nous ne l'avons vue qu'une seule fois, en novembre dernier, depuis qu'elle a été nommée », déplore Jean-Pierre Rosenczweig.
Reste que la campagne est lancée. Elle est née sur une proposition d'Albert Uderzo, qui, à l'occasion de ses 80 ans, avait proposé à la Défenseure un travail commun autour des droits des enfants. « L'humour et la tendresse » du personnage avaient séduit Dominique Versini. Il lui avait paru être le médiateur idéal.
La potion magique est mal passée. Le petit Gaulois qui n'est pas du genre à baisser les bras continuera malgré tout à servir de fer de lance pendant deux ans. Le succès de l'opération se mesurera aux légions d'enfants qui le plébisciteront. Ou non.
Source : Le Figaro !
Et vous qu'en pensez vous ?

28/01/2007

Philippe Muray is alive ! Il m’a parlé

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Relisant un article sur le blog de Robert Grossmann, je reposte un article écrit ici en 2006. 

Ce matin, à l’heure où certains se languissent sous les couettes hystériques, où d’autres sacrifient au jogging nostalgique et d’autres courent à la messe bénite, Philippe Muray m’a parlé.

Aurais-je rêvé ? Ni ouie, ni non ! J’ai pu, en fait, profiter du Cd de l’écrivain parti trop tôt vers un autre monde. Minimum respect, c’est son titre, offre ainsi aux oreilles et à l’esprit des textes savoureux. J’imagine alors l’écrivain tagguer sur un mur baroque : j’écrirais ton son, liberté !

Mais il n’est plus là. Reste alors les écrits et les paroles mises en musique par ce dandy délirant. L’heure est à l’apéritif quand j’écoute les paroles du tombeau pour une touriste innocente. On est en plein Muray, savourant l’horreur en mangeant des gambas. Mince, manque l’aïoli ! Le monde est bien cruel …

Mais Philippe Muray est parti. J’aurais bien aimé le rencontrer comme je le fis avec d’autres écrivains et défenseurs de l’esprit de liberté qui souffle si rarement sur l’Alsace. Il figure, en bonne compagnie, dans ma bibliothèque idéale.

Son cd s’achète ici ! Cela le ferait sans doute marrer.

Là où il est, je l’imagine assez attablé avec Léon Bloy, Louis Ferdinand Céline ou partageant un verre d’absinthe avec Van Gogh ou Baudelaire. Il doit rire beaucoup en ne regrettant finalement que si peu le monde des « crétins pacifiques » et le règne de l’homo festivus, digne héritier de l’homo consumans.

Certains pensèrent que Phillipe Muray n’allait pas bien, j’ai la certitude désormais qu’il allait bien mais que c’est son théâtre des opérations à lui, notre monde en fait, qui tourne mal …. A la façon de l’orchestre du Titanic, le système continue de jouer … Au cœur du naufrage, les requins se lèchent les babines (si, c’est possible) !

En conclusion "Le monde est mort, il s'agit maintenant d'y vivre" ( Alsator Octobre 2006)

.... Sacré Alsator, j'en sors de bonnes parfois ! 

 

30/11/2006

La première gorgée de Bière …. de Noel à Strasbourg

medium_fischer.jpgLa Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules fut un livre amusant. Ma découverte de Philippe Delerm et quelque par un plaisir amusé à lire ce livre, assis sur un banc public de cette forêt du Pourtalès.

Ni le vibreur de mon portable, ni l’écho des péniches passant sur le Rhin voisin ne me dérangeaient. Que de chemin parcouru depuis… Que d’illusions perdues.

Je lis sur un blog que je serais « trop » régionaliste. Quant on aime, on n’est jamais « trop ». Accuserait-on le Général d’être trop gaulliste… Certes, lui était gaullien ! Grand différence qui fait la variable entre les grands hommes et les petites ambitions.

medium_sr_sendcard_c33b22d9b8.jpgMais revenons en à première gorgée de Bière …. De Noël … Ce fut une Fischer, peut-être le dernier brassin de la nativité d’ailleurs, ce fut au Staatwappe, discutant d’écrivains, de plumes féminines avec un autre général.

Ce fut une Fischer, la suivante sera une Météor, juste histoire de vous inviter à consommer local pour vos cadeaux et festins à venir !

Consommer Naturellement Alsacien Couramment, la CNAC Power est en marche ! Faites vôtre cet esprit là !

27/09/2006

Strasbourg Bibliothèque idéale

medium_images.8.jpgQuelle serait-elle ? Oui, je me suis posé la question de savoir quelle serait ma bibliothèque idéale à la lecture des Dernières Nouvelles d’Alsace, ce matin, un croissant à la main, souvenir viennois …

Quels seraient les auteurs qui pourraient s’y trouver ? D’abord sans doute, beaucoup de ceux qui s’y trouvent… On ne se refait pas et on ne se renie pas. Bien entendu, Marx serait présent, Engels aussi, De Gaulle bien entendu, Molière et les classiques aussi. Il y aurait aussi (et je remercie un certain blog d’en avoir évoqués), un « bal des maudits » … Cousteau, Céline, Chardonne, Barrès et aussi Fichte. Il y aurait Gramsci, mais aussi Jünger que je placerais volontiers à côté de Mitterrand et de Fichte. Non loin, un Schondorffer voisinerait avec un auteur normand. Vincenot serait là aussi, Pierre Zind aussi. Il y aurait la Bible et le Coran aussi, histoire de savoir de quoi l’on parle. Il y aurait aussi des contemporains. Muray, Dantec, Houellebecq, Renaud Camus et enfin des illustres sujets de réflexions, Dali, Vergès, et tant d’autres …

Je mettrais Cocteau aussi et Malraux, inséparable alors de Drieu … Il y aurait aussi Julien Freund le résistant à tous les totalitarismes et les pensées uniques. Enfin, il y aurait sans doute un livre blanc pour recueillir les livres à venir, ceux d’une histoire à écrire et d’un monde à conquérir.

13/09/2006

Post criptum : post-mortem …. Philippe Muray

medium_rouescarrees.jpgJ’ai cru un instant qu’il était revenu, que j’avais fait un rêve. Hélas, non, Philippe Muray nous a bien quitté … Lui qui écrit dans « Le Portatif », son dictionnaire intime (à paraître bientôt) : « je veux bien passer pour réactionnaire car toutes les occasions pour se rendre antipathique aux progressistes sont bonnes » nous revient au travers d’écrits corrosifs à souhait.

3 « bombes » vont donc encore exploser – façon Muray ! 3 nouvelles dont il a (et non avait) le secret, peintre des mots antimoderne qu’il est (et non était).

« Une belle journée » applique à notre époque la reductio ad absurbum concernant les luttes dites émancipatrices des minorités. « Enculées et enculés » au titre prometteur, met en scène un écrivain à scandale bravant l’ordre moral et la censure. Quant à « Comment je me suis arrêté », on suit le journal intime d’un homme qui arrête de « moderner ».

Rassemblées sous le titre de « Roues carrées » que l’on comprendra que la pensée libre de Muray a tourné ronds jusqu’à la dernière goutte d’encre.

Jusqu’au bout l’homme aura ainsi su nous enchanter et emplir nos esprits des néologismes dont il avait le secret et la clé. Mort, il en invente un dernier : le post criptum post mortem !


- Roues Carrées – Fayard
- Le Portatif – 1001 Nuits


Tout cela nous change un peu de la vis strasbourgeoise, quoique !

15/08/2006

Gunther Grass face à son Histoire

medium_tambour_grass.jpgDans un entretien au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'écrivain contemporain le plus célèbre d'Allemagne, Prix Nobel de littérature en 1999, a décidé de dévoiler son passé peu avant la parution de son autobiographie, Beim Häuten der Zwiebel («En pelant l'oignon») : Il a servi dans la Waffen SS !

Les « aveux » de Gunther Grass feront sans doute regarder et relire « Le Tambour » d’un autre œil. Gunther Grass avoue s’être d’abord porté volontaire, à 15 ans, pour servir dans un sous-marin pour échapper à un cocon familial sans doute trop étouffant. Refoulé, le jeune homme sera par contre intégré à la division SS Frundsberg.

De février-mars 1945 au 20 avril, il est donc sur le Front de l’Est à combattre les troupes d’un autre totalitarisme, rouge, celui-là !

Günter Grass, homme de gauche, précise : «Pour moi, et je suis sûr ici de mes souvenirs, les Waffen SS n'avaient rien d'atroce, c'était une unité d'élite qui était toujours engagée là où ça chauffait». De quoi secouer le "bobotiers"" ...

Bien sûr, les « autorités morales » et les veilleurs vont immédiatement analyser l’ensemble de la vie de l’homme, ses prises de positions passés à la lueur des aveux présents.

Il y en aura certains, les mêmes qui l’encensaient hier pour demander sa déchéance du Nobel ou d’autres prix qu’ils jalousèrent secrètement. Mais que valent ces prix pour un homme qui choisit aujourd’hui d’assumer sa vie ?

L’Histoire est en train de passer. Gunther Grass assume plus qu’il n’avoue pour aller au devant des dernières années de sa vie allégé du poids de sa conscience. Certains voudront juger, pas nous, car finalement, son parcours est une invitation à l’introspection.

medium_frundsberg_grass.jpgQue faire lorsque les vagues de l’Histoire déferlent dans une vie … Bien présomptueux sont ceux qui peuvent affirmer ce qu’ils auraient fait s’ils avaient été allemands, russes, français confrontés à la réalité du moment. L’Alsace, région meurtrie de l’annexion à Tambov, en sait quelque chose. Les propos de Gunther Grass, auteur adulé des 2 côtés du Rhin, prennent ici encore plus de force et appellent à la réflexion.

 

Je relis la FAZ et m'interroge aussi ....  Je pense à Ernst Junger, et aux chiens lâchés à ses trousses par le politiquement correct. alors qu'il avait dénoncé le totalitarisme. Il est sans doute l'un des plus grands écrivains de langue allemande du vingtième siècle et fut mis au ban par les amis de Gunther Grass ....

Ps : Conseil de lecture du moment, Le jour se lève, héritage du totalitarisme en Europe ( dirigé par Stéphane Courtois)

05/03/2006

In memorian : Philippe Muray ...

Ce qui est terrible avec le temps qui passe, c’est que l’homme que je suis finit par voir disparaître des hommes que j’ai croisé et d’autres dont la lecture a façonné ma « weltanschauung » , à savoir, ma vision du monde, celle d’Alsator, (r)évolutionnaire freelance dans une alsace politique et culturelle.

Je regrette donc, pour certains, autant leur départ que le fait de n’avoir pu les croiser. Je me désole alors du paysage culturel alsacien et surtout de celui des librairies invitant des personnalités, d’ailleurs majoritairement issues du politiquement correct.
J’aurais aimé pu entendre Philippe Muray lancer une fatwa contre les bobos depuis la place Kléber ou monté sur une table d’un winstub alsacien. J’aurais aimé l’entendre mettre à mal la nouvelle religion officielle et ses saints dévots.

Je l’imagine assez, dénoncer les excès, forcément festif d’un monde politique creux, depuis une rue de la ville qui fit beaucoup pour le situationnisme.
Rabelaiso-célinien, et Voltairo-balzacien, l’homme va manquer. Il était largement au-delà des Dantec, Houellebecq, il me reste Michéa et Renaud Camus, où à relire Muray
Archange de la déconstruction, PhilIippe Muray s’en est allé. Il me manque déjà !

21/01/2006

Un autre Camus : révolutionnaire !

J'adore Renaud Camus et son parti de l'In-nocence ! Il fait partie des auteurs avec Dantec, Houellebecq, Murray, qui me font "tomber en lecture" et qui contribue lentement à la liberation des consciences. Son dernier article, paru sur le site SUR LE RING , mérite non seulement une lecture approfondie du théâtre des opérations, mais aussi une diffusion massive à ceux qui osent ne pas faire partie du troupeau bêlant du politiquement correct .....

Je vous laisse savourer et agir, voilà qui nous change des écrits larmoyants du prêt-à penser et de cette soupe littéraire lyophilisée et stérilisée.

Extraits :

"Une bonne chose qui restera de la pénible "affaire Finkielkraut", c'est l'heureuse expression de Finkielkraut lui-même selon laquelle l'antiracisme serait - sera, est déjà, sans doute - «le communisme du XXIe siècle». Cette métaphore polémique je la trouve pour ma part extrêmement éclairante et féconde, et j'en suis très reconnaissant à son auteur, comme de nombreux autres bienfaits."

"Le communisme disposait d'un ou deux journaux, de quelques revues influentes mais à la diffusion étroite, de deux ou trois maisons d'éditions, jamais bien vaillantes ; l'antiracisme, lui, règne sur toute la presse sans une seule exception honorable, sur tous les médias, sur toute l'édition courante.

Élément capital, les tribunaux lui sont tout dévoués - ce qu'ils ne furent jamais au communisme-, et jugent entièrement selon ses préceptes, pour ne pas dire ses instructions."

"

Je ne suis pas loin de penser, même, que pour ce qui est de l'"information", comme on dit par antiphrase, l'antiracisme à la française l'emporte haut la main, en maîtrise globale de la situation, en art de boucher toutes les issues, en omniprésence et en permanence dans l'action oblitératrice et euphémisante, sur le communisme à la soviétique. Après tout les Russes de Staline ni même ceux de Brejnev ou d'Andropov ne disposaient pas de nos  ubiquiteux téléviseurs ; et la télévision est le principal instrument du pouvoir antiraciste, qui à travers elle peut diffuser ses dogmes et transmettre son insistante Weltanschauung trois heures et demie par jour en moyenne pour chaque Français. Il aurait tort de n'en faire usage qu'au moment des nouvelles, même si c'est alors que les séances d'endoctrinement  perpétuel sont le plus concentrées. Pas un instant il ne laisse se relâcher son emprise sur le médium, et donc sur la population. Jeux, divertissements, reportages, variétés, talk-show, pas une seconde il n'est laissé loisir au téléspectateur d'oublier la réalité, non pas sans doute la réalité telle qu'elle est réellement, mais la réalité de son assujettissement, la réalité telle qu'elle devrait être, et telle qu'elle sera bientôt, dans un monde meilleur, où lui-même sera meilleur, encore plus antiraciste, encore plus amoureux du métissage multiculturaliste, encore plus impatient de la fusion universelle - un homme nouveau."

"L'organisation de l'ignorance, l'enseignement de l'oubli, l'ensauvagement scolaire, l'imbécilisation cathodique étaient absolument indispensables, une condition préalable sine qua non, à l'instauration de la société antiraciste telle que nous la voyons prospérer tristement sous nos yeux. Mais encore une fois je ne prétends nullement que les pionniers et les champions de l'antiracisme ont consciemment désiré cet oubli et cette déculturation, ni mis en place avec méthode cet ensauvagement benêt. Sans doute ont-ils profité d'une heureuse coïncidence historique, voilà tout. On aurait bien tort de juger d'eux, d'ailleurs, par les piteux automates qu'on voit à présent s'agiter sous la même appellation, avec leurs gestes de pantins quand on appuie au bon moment sur le bouton qu'il faut, leurs réponses de catéchisme à toutes les questions qu'on leur pose, et leur pauvre langage arthritique, tout en chevilles douloureuses et autres articulations rouillées, semblable aux fiches perforées de la mécanographie proto-informatique, ou bien aux bandes trouées des pianos de bastringue. Non, rien à voir : comme les pionniers du communisme, les pionniers de l'antiracisme étaient souvent des hommes et des femmes de grande intelligence, animés des plus hautes intentions morales. D'ailleurs, ajouterais-je avec une vanité mélancolique, ne comptions-nous pas nous-mêmes parmi eux ? "

Un article à télécharger ici et à envoyer à vos amis ( afin qu'ils pensent par eux-mêmes et qu'il découvrir l'esprit de liberté) !

Alsator

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