30/11/2007

Quelle vie, Strasbourg la nuit ?

dd9873cd5bd4352ca1480468e69749c6.jpgLa note parue sur le blog des DNA est intéressante. Pourtant, il est amusant de voir certains se jeter la patate chaude à l’approche des Municipales. D’abord, il convient de réfléchir à l’échelle de Strasbourg et de s’interroger.

a)     La vie nocturne à Strasbourg est limitée en raison de règlements municipaux qui ne datent pas de cette mandature. Les élus ont à trancher entre des clients de passage et des habitants qui détestent le bruit et qui sont également des électeurs.

b)     Si Strasbourg n’offre pas les mêmes animations que Bruxelles et s’il est vrai que cela indispose les Parlementaires, il faut retenir que Bruxelles est la capitale de la Belgique, qu’elle dispose d’un territoire de environ 520 km² peuplés d'environ 1,4 million d'habitants. A relativiser à l’échelle strasbourgeoise. Il va sans dire que si Strasbourg disposait de la même zone de chalandise, l’activité nocturne serait équivalente. Il convient donc de relativiser.

c)      Il faut affirmer que les prix de l’alcool et en même temps la lutte contre celui-ci (même si sans alcool, la fête est plus folle) ne facilite plus ni les sorties (pouvoirs d’achats), ni les fêtes nocturnes. Les patrons de Discothèque vous évoqueront ses clients qui prenaient il y a quelques temps une bouteille de whisky entre amis le Samedi soir et dont les plus fidèles reviennent aujourd’hui boire une bière.

d)     La desserte nocturne pourtant ouverte par l’actuelle municipalité se bat contre l’individualisme des fêtards qui aiment à être indépendants.

e)     L’offre strasbourgeoise est aujourd’hui relativement faible si l’on cherche des lieux de qualité alliant sécurité et convivialité

Alors que faire ?

-          Redonnez envie aux Strasbourgeois de sortir à Strasbourg et ce malgré l’Allemagne, plus festive et dans ce domaine « moins chère »

-          Rétablir une sécurité de nuit à Strasbourg et pourquoi pas envisagez que les taxis soient moins chers et que les transports en communs sécurisés tournent une partie de la nuit.

-          Créer un quartier festif : Je crois qu’il s’agit là d’une vraie fausse solution qui n’est pas permise par l’implantation actuelle de la vie nocturne strasbourgeoise et qui ne répond pas à l’envie de changement, de découverte des personnes sortant la nuit. Si la méthode a fonctionné dans certaines villes d’Europe, c’est qu’elle s’est appuyée sur une tradition et un esprit local

-          Développer la variété de l’offre et des soirées : Mais là, le politique ne peut que générer une ambiance propice. Le reste n’est pas de son fait.

N'en déplaise aux camarades socialistes, ce n'est pas de l'administration que viendront toutes les solutions, mais bien des entrepreneurs qu'il convient d'aider, d'écouter et d'accompagner et que les lois sur les 35 heures n'ont pas non plus arrangé leur capacité à présenter des prix abordables.