18/07/2008

Où sont-ils donc ?

082afb1717c9f8c082b4144cc00c1e4b.jpgAu cœur de l’été, je m’interroge depuis cette terrasse équipée wifi d’une place strasbourgeoise. Que font donc les élus strasbourgeois en cette période d’été. Dans quels pays vont-ils passer les vacances ? Participeront-ils aux universités d’été de leurs mouvements. Pourquoi ces questions ?

Tout simplement parce qu’elles sont révélatrices de tonnes d’informations qui vont de l’esprit de l’élu, de sa culture, de son ambition partisane et politique, de son envie de remonter ou confirmer des réseaux et finalement de son état à l’approche au cœur de l’été.

Après, il suffira de voir qui fait quoi à la rentrée pour mesurer la forme des casques à l’approche des élections européennes. La curiosité n’est pas toujours un vilain défaut. Dans le monde de l’entreprise, on appelle cela une analyse et cela compte dans la gestion des informations et des carrières.

08/07/2008

Le Gaullisme à Strasbourg : combien de divisions ?

e846365164526d3202840b5d22f867b4.jpgA défaut de Radio Londres, de là où je suis, je reçois quelques messages codés de Radio Strasbourg émis en direct de la cathédrale qui reste finalement la meilleure antenne de la capitale européenne. Cela a commencé par un élu européen qui m’a déclaré qu’il avait trouvé l’illumination de la cathédrale assez courte et ésotérique, voire incompréhensible car celle-ci est silencieuse en paroles. « On ne comprend pas le choix des musiques, on écoute, on applaudit comme tout le monde, mais ce n’est pas terrible ». Ensuite d’autres voix sont venues évoquer la sourde guérilla que se mèneraient – non la droite et la gauche – mais la droite et la droite.

Mieux, il se dit même qu’il y aurait plus de gaullistes aujourd’hui qu’en 1958. Presque plus qu’en 1945 ! On prétend même que fleurissent chaque jour de nouveaux gaullistes, anciens sarkozistes prêts à jeter des sorts maléfiques à leurs compagnons et à rêver d'une nouvelle libération de Strasbourg. A défaut de faire tourner les tables, cela fait bien rire. Il en est même d’autres qui cherchent, à nouveau, à savoir pour qui roulent tel ou tel bloggeur ou équipes de bloggeurs.

Bref, on est plus dans la jungle colombienne mais au coeur de son homologue politique et strasbourgeoise (entre Fark et et Farg me glisse un malicieux esprits, comprennes qui peut). Cela a le mérite de faire sourire la gauche qui n’hésite pas à en rire autour de barbecues militants (il était bon le rosé républicain ?) et de faire grincer les dents de ceux qui observent amers (sans bière) l’état du théâtre des opérations … Plus que jamais théâtre.

Et si de Gaulle, revenait à Strasbourg, qui sait pour aller se reposer à Baden, nul doute qu’il trouverait le bon mot pour qualifier l’ambiance.

08/05/2008

Notes sur la « question des immigrés » par Guy Debord

5d39f34fd1819563727b683b38c63329.jpgEn ces temps de nostalgie 68attardée, la pensée est de mise. Peut-être parce qu'il est plus simple de penser que d'agir en pensant. Comme me disait une muse : "Vous les hommes, vous ne savez pas faire plusieurs choses à la fois".

Notes pour Mezioud [1]

Tout est faux dans la « question des immigrés », exactement comme dans toute question ouvertement posée dans la société actuelle ; et pour les mêmes motifs : l’économie — c’est-à-dire l’illusion pseudo-économique — l’a apportée, et le spectacle l’a traitée.

On ne discute que de sottises. Faut-il garder ou éliminer les immigrés ? (Naturellement, le véritable immigré n’est pas l’habitant permanent d’origine étrangère, mais celui qui est perçu et se perçoit comme différent et destiné à le rester. Beaucoup d’immigrés ou leurs enfants ont la nationalité française ; beaucoup de Polonais ou d’Espagnols se sont finalement perdus dans la masse d’une population française qui était autre. Comme les déchets de l’industrie atomique ou le pétrole dans l’Océan — et là on définit moins vite et moins « scientifiquement » les seuils d’intolérance — les immigrés, produits de la même gestion du capitalisme moderne, resteront pour des siècles, des millénaires, toujours. Ils resteront parce qu’il était beaucoup plus facile d’éliminer les Juifs d’Allemagne au temps d’Hitler que les maghrébins, et autres, d’ici à présent : car il n’existe en France ni un parti nazi ni le mythe d’une race autochtone !

Faut-il donc les assimiler ou « respecter les diversités culturelles » ? Inepte faux choix. Nous ne pouvons plus assimiler personne : ni la jeunesse, ni les travailleurs français, ni même les provinciaux ou vieilles minorités ethniques (Corses, Bretons, etc.) car Paris, ville détruite, a perdu son rôle historique qui était de faire des Français. Qu’est-ce qu’un centralisme sans capitale ? Le camp de concentration n’a créé aucun Allemand parmi les Européens déportés. La diffusion du spectacle concentré ne peut uniformiser que des spectateurs. On se gargarise, en langage simplement publicitaire, de la riche expression de « diversités culturelles ». Quelles cultures ? Il n’y en a plus. Ni chrétienne ni musulmane ; ni socialiste ni scientiste. Ne parlez pas des absents. Il n’y a plus, à regarder un seul instant la vérité et l’évidence, que la dégradation spectaculaire-mondiale (américaine) de toute culture.

Ce n’est surtout pas en votant que l’on s’assimile. Démonstration historique que le vote n’est rien, même pour les Français, qui sont électeurs et ne sont plus rien (1 parti = 1 autre parti ; un engagement électoral = son contraire ;
et plus récemment un programme — dont tous savent bien qu’il ne sera pas tenu — a d’ailleurs enfin cessé d’être décevant, depuis qu’il n’envisage jamais plus aucun problème important. Qui a voté sur la disparition
du pain ?). On avouait récemment ce chiffre révélateur (et sans doute manipulé en baisse) : 25 % des « citoyens » de la tranche d’âge 18-25 ans ne sont pas inscrits sur les listes électorales, par simple dégoût. Les abstentionnistes sont d’autres, qui s’y ajoutent.

Certains mettent en avant le critère de « parler français ». Risible. Les Français actuels le parlent-ils ? Est-ce du français que parlent les analphabètes d’aujourd’hui, ou Fabius (« Bonjour les dégâts ! ») ou Françoise Castro (« Ça t’habite ou ça t’effleure ? »), ou B.-H. Lévy ? Ne va-t-on pas clairement, même s’il n’y avait aucun immigré, vers la perte de tout langage articulé et de tout raisonnement ? Quelles chansons écoute la jeunesse présente ? Quelles sectes infiniment plus ridicules que l’islam ou le catholicisme ont conquis facilement une emprise sur une certaine fraction des idiots instruits contemporains (Moon, etc.) ? Sans faire mention des autistes ou débiles profonds que de telles sectes ne recrutent pas parce qu’il n’y a pas d’intérêt économique dans l’exploitation de ce bétail : on le laisse donc en charge aux pouvoirs publics.

Nous nous sommes faits américains. Il est normal que nous trouvions ici tous les misérables problèmes des USA, de la drogue à la Mafia, du fast-food à la prolifération des ethnies. Par exemple, l’Italie et l’Espagne, américanisées en surface et même à une assez grande profondeur, ne sont pas mélangées ethniquement. En ce sens, elles restent plus largement européennes (comme l’AIgérie est nord-africaine). Nous avons ici les ennuis de l’Amérique sans en avoir la force. Il n’est pas sûr que le melting-pot américain fonctionne encore longtemps (par exemple avec les Chicanos qui ont une autre langue). Mais il est tout à fait sûr qu’il ne peut pas un moment fonctionner ici. Parce que c’est aux USA qu’est le centre de la fabrication du mode de vie actuel, le cœur du spectacle qui étend ses pulsations jusqu’à Moscou ou à Pékin ; et qui en tout cas ne peut laisser aucune indépendance à ses sous-traitants locaux (la compréhension de ceci montre malheureusement un assujettissement beaucoup moins superficiel que celui que voudraient détruire ou modérer les critiques habituels de « l’impérialisme »). Ici, nous ne sommes plus rien : des colonisés qui n’ont pas su se révolter, les béni-oui-oui de l’aliénation spectaculaire. Quelle prétention, envisageant la proliférante présence des immigrés de toutes couleurs, retrouvons-nous tout à coup en France, comme si l’on nous volait quelque chose qui serait encore à nous ? Et quoi donc ? Que croyons-nous, ou plutôt que faisons-nous encore semblant de croire ? C’est une fierté pour leurs rares jours de fête, quand les purs esclaves s’indignent que des métèques menacent leur indépendance !

Le risque d’apartheid ? Il est bien réel. II est plus qu’un risque, il est une fatalité déjà là (avec sa logique des ghettos, des affrontements raciaux, et un jour des bains de sang). Une société qui se décompose entièrement est évidemment moins apte à accueillir sans trop de heurts une grande quantité d’immigrés que pouvait l’être une société cohérente et relativement heureuse. On a déjà fait observer en 1973 cette frappante adéquation entre l’évolution de la technique et l’évolution des mentalités : « L’environnement, qui est reconstruit toujours plus hâtivement pour le contrôle répressif et le profit, en même temps devient plus fragile et incite davantage au vandalisme. Le capitalisme à son stade spectaculaire rebâtit tout en toc et produit des incendiaires. Ainsi son décor devient partout inflammable comme un collège de France. » Avec la présence des immigrés (qui a déjà servi à certains syndicalistes susceptibles de dénoncer comme « guerres de religions » certaines grèves ouvrières qu’ils n’avaient pu contrôler), on peut être assurés que les pouvoirs existants vont favoriser le développement en grandeur réelle des petites expériences d’affrontements que nous avons vu mises en scène à travers des « terroristes » réels ou faux, ou des supporters d’équipes de football rivales (pas seulement des supporters anglais).

Mais on comprend bien pourquoi tous les responsables politiques (y compris les leaders du Front national) s’emploient à minimiser la gravité du « problème immigré ». Tout ce qu’ils veulent tous conserver leur interdit de regarder un seul problème en face, et dans son véritable contexte. Les uns feignent de croire que ce n’est qu’une affaire de « bonne volonté anti-raciste » à imposer, et les autres qu’il s’agit de faire reconnaître les droits modérés d’une « juste xénophobie ». Et tous collaborent pour considérer cette question comme si elle était la plus brûlante, presque la seule, parmi tous les effrayants problèmes qu’une société ne surmontera pas. Le ghetto du nouvel apartheid spectaculaire (pas la version locale, folklorique, d’Afrique du Sud), il est déjà là, dans la France actuelle : l’immense majorité de la population y est enfermée et abrutie ; et tout se serait passé de même s’il n’y avait pas eu un seul immigré. Qui a décidé de construire Sarcelles et les Minguettes, de détruire Paris ou Lyon ? On ne peut certes pas dire qu’aucun immigré n’a participé à cet infâme travail. Mais ils n’ont fait qu’exécuter strictement les ordres qu’on leur donnait : c’est le malheur habituel du salariat.

Combien y a-t-il d’étrangers de fait en France ? (Et pas seulement par le statut juridique, la couleur, le faciès.) Il est évident qu’il y en a tellement qu’il faudrait plutôt se demander : combien reste-t-il de Français et où sont-ils ? (Et qu’est-ce qui caractérise maintenant un Français ?) Comment resterait-il, bientôt, de Français ? On sait que la natalité baisse. N’est-ce pas normal ? Les Français ne peuvent plus supporter leurs enfants. Ils les envoient à l’école dès trois ans, et au moins jusqu’à seize, pour apprendre l’analphabétisme. Et avant qu’ils aient trois ans, de plus en plus nombreux sont ceux qui les trouvent « insupportables » et les frappent plus ou moins violemment. Les enfants sont encore aimés en Espagne, en Italie, en Algérie, chez les Gitans. Pas souvent en France à présent. Ni le logement ni la ville ne sont plus faits pour les enfants (d’où la cynique publicité des urbanistes gouvernementaux sur le thème « ouvrir la ville aux enfants »). D’autre part, la contraception est répandue, l’avortement est libre. Presque tous les enfants, aujourd’hui, en France, ont été voulus. Mais non librement ! L’électeur-consommateur ne sait pas ce qu’il veut. Il « choisit » quelque chose qu’il n’aime pas. Sa structure mentale n’a plus cette cohérence de se souvenir qu’il a voulu quelque chose, quand il se retrouve déçu par l’expérience de cette chose même.

Dans le spectacle, une société de classes a voulu, très systématiquement, éliminer l’histoire. Et maintenant on prétend regretter ce seul résultat particulier de la présence de tant d’immigrés, parce que la France « disparaît » ainsi ? Comique. Elle disparaît pour bien d’autres causes et, plus ou moins rapidement, sur presque tous les terrains.

Les immigrés ont le plus beau droit pour vivre en France. Ils sont les représentants de la dépossession ; et la dépossession est chez elle en France, tant elle y est majoritaire. et presque universelle. Les immigrés ont perdu leur culture et leurs pays, très notoirement, sans pouvoir en trouver d’autres. Et les Français sont dans le même cas, et à peine plus secrètement.

Avec l’égalisation de toute la planète dans la misère d’un environnement nouveau et d’une intelligence purement mensongère de tout, les Français. qui ont accepté cela sans beaucoup de révolte (sauf en 1968) sont malvenus à dire qu’ils ne se sentent plus chez eux à cause des immigrés ! Ils ont tout lieu de ne plus se sentir chez eux, c’est très vrai. C’est parce qu’il n’y a plus personne d’autre, dans cet horrible nouveau monde de l’aliénation, que des immigrés.

Il vivra des gens sur la surface de la terre, et ici même, quand la France aura disparu. Le mélange ethnique qui dominera est imprévisible, comme leurs cultures, leurs langues mêmes. On peut affirmer que la question centrale, profondément qualitative, sera celle-ci : ces peuples futurs auront-ils dominé, par une pratique émancipée, la technique présente, qui est globalement celle du simulacre et de la dépossession ? Ou, au contraire, seront-ils dominés par elle d’une manière encore plus hiérarchique et esclavagiste qu’aujourd’hui ? Il faut envisager le pire, et combattre pour le meilleur. La France est assurément regrettable. Mais les regrets sont vains.

Guy Debord 1985

[1] Rédigées en décembre 1985, ces notes furent communiquées à Mezioud Ouldamer, qui publiera en novembre 1986 aux éditions Gérard Lebovici « Le cauchemar immigré dans la décomposition de la France

11/12/2007

Bientot la grêve !

23/10/2007

Ip or not Ip ?

d00a5dba4cdb98737dd75276f143d165.jpgDans l’ambiance blogosphérienne actuelle, de plus en plus de personnes traquent les Ip et en tirent dès lors des conclusions qu’ils imaginent imparables façon « bon sang mais c’est bien sûr ». Plusieurs exemples récents viennent cependant infirmer les certitudes. J’ai ainsi pu constater qu’un bloggeur que je ne nommerais pas utilisait plusieurs adresses Ip institutionnelles et non institutionnelles. Plus sérieusement, je n’en tire aucune conclusion. Serait-il doué en informatique, je ne cherche pas à savoir.

Globalement, l’adresse IP (Internet Protocol) est un numéro d’identification lié à une machine et à un réseau internet. De génération 4 ou 6, chaque groupe de chiffres permet de retrouver l'identité de l’ordinateur et du réseau d’émission. Certaines ip limpides indiquent même le nom de domaine auquel elles sont attachées. Sans rentrer dans la notion même de localhost, d’unicast, on notera que l’on peut (pourrait) logiquement arriver à identifier émetteur et ordinateur.

Sauf que cela dépend du niveau de connaissance informatique de votre interlocuteur. Aussi, avec des « anonimizer » et des logiciels spécifiques, est-il possible soit de cacher une adresse ip, soit de la modifier, soit même de faire croire que l’on utilise tel ou tel ordinateur d’un émetteur connu. On joue là sympathiquement sur un certain nombre de proxys, de masks, et l’on trompe son monde. A tel point que ce genre de manip fausse même les meilleurs logiciels de géo localisation. Là, mon Ip me localise ainsi à Lingosheim.

Pourquoi se cacher diront certains, sans doute pour vivre heureux. Nous indiquerons juste aux bloggeurs en question que les masks peuvent tomber et donc qu’ils ne sont pas surs, selon l’envie et les moyens de leur interlocuteur, de savoir ou pas. Un bon trace-route a son charme. Voilà pour notre petite leçon d’ip avec un message particulier à ceux, celui, celle qui s’amusent à appliquer des méthodes copiées dans le recueil informatique du livre des Castors Juniors.

Mais en attendant, blogguons heureux et pour les masques, préparons ceux d'Halloween, puis de Carnaval.

13/10/2007

2007 : Vengeons Jeanne la Lorraine

Un des moments les plus émouvants de cette coupe du monde 2006
Allez, on la venge la lorraine ?

06/10/2007

Chaball is Magic

24/09/2007

Formation accélerée avant les municipales 2008

Il est pas cool l'Alsator, vous savez combien cela coute une formation aux élections municipales. Je me propose d'être votre coach personnel et de faire de vous un futur élu ! Devis sur e-mail ! 

21/09/2007

La France est en vente sur Ebay !

21ec9ac44d3230c1f72a25282c08ca7a.jpg"Superbe appareil d'état à rénover. Situé au coeur de l'Europe de l'Ouest, cette magnifique machine remonte au 12ème siècle et possède un charme caractéristique qui puise aux traditions latines sa physionomie. Centralisé sur une ville reconnue pour sa beauté architecturale,Paris, la République Française dispose d'atouts indéniables dont une police qui fait l'admiration de tous les états de la planète.

A cela s'ajoute un fantastique patrimoine artistique et immobilier: on notera entre autre le Louvre, la Tour Eiffel, et de nombreuses cathédrales. 5 millions de fonctionnaires s'activent à entretenir cette pièce unique. Attention cependant, la nonchalance d'une partie de ce personnel peut engendrer des problèmes comme des grèves intempestives ou des cortèges le long de la Seine (rivière située au coeur de Paris)."

Ainsi comment l'annonce vantant les atouts d'un bien vendu sur Ebay, son nom : La France !

 

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09/09/2007

Ben le survivant

J'ai pas tout compris, mais il a pas l'air content !

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