30/03/2008
Sous les pavés, l’oseille
Alors qu’un nouveau parti anticapitaliste voit le jour en haute alsace, le bal des chœurs des « enfants de Mai 1968 » commencent à se faire entendre. Pour un peu, on ferait croire aux enfants que c’était la prise de la Bastille. Bon , il y a bien eu un mouvement mais de là à parler de révolution !
Par contre, une génération a remplacé l’autre et aujourd’hui, les « jeunes révolutionnaires » de 1968, sont plus bourgeois que les « gaullistes » de 1968. Ils ont ingéré les lois du marché et maîtrisent plus facilement les courbes des marchés boursiers que celles de la chute des grenades lacrymogènes.
Pour s’en persuader, il suffit de regarder les CV militants d’un certain nombre de faiseurs d’opinions. Mieux, ils sont nombreux à aller de leur mémoire dans des livres, des recueils de photos sur les évènements de mai ! 40 ans, cela se fête et cela doit rapporter, d’où l’éclosion de nombreux pavés vantant les jeunesses gauchisantes d’une époque mythifiée. Tout cela doit rapporter. Sous les pavés, l’oseille, en quelque sorte.
08:00 Publié dans Kulturkampf | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mai, 68, 1968, livres, strasbourg
27/09/2006
Strasbourg Bibliothèque idéale
Quelle serait-elle ? Oui, je me suis posé la question de savoir quelle serait ma bibliothèque idéale à la lecture des Dernières Nouvelles d’Alsace, ce matin, un croissant à la main, souvenir viennois …
Quels seraient les auteurs qui pourraient s’y trouver ? D’abord sans doute, beaucoup de ceux qui s’y trouvent… On ne se refait pas et on ne se renie pas. Bien entendu, Marx serait présent, Engels aussi, De Gaulle bien entendu, Molière et les classiques aussi. Il y aurait aussi (et je remercie un certain blog d’en avoir évoqués), un « bal des maudits » … Cousteau, Céline, Chardonne, Barrès et aussi Fichte. Il y aurait Gramsci, mais aussi Jünger que je placerais volontiers à côté de Mitterrand et de Fichte. Non loin, un Schondorffer voisinerait avec un auteur normand. Vincenot serait là aussi, Pierre Zind aussi. Il y aurait la Bible et le Coran aussi, histoire de savoir de quoi l’on parle. Il y aurait aussi des contemporains. Muray, Dantec, Houellebecq, Renaud Camus et enfin des illustres sujets de réflexions, Dali, Vergès, et tant d’autres …
Je mettrais Cocteau aussi et Malraux, inséparable alors de Drieu … Il y aurait aussi Julien Freund le résistant à tous les totalitarismes et les pensées uniques. Enfin, il y aurait sans doute un livre blanc pour recueillir les livres à venir, ceux d’une histoire à écrire et d’un monde à conquérir.
23:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, lecture, lire, livres, droite
13/09/2006
Post criptum : post-mortem …. Philippe Muray
J’ai cru un instant qu’il était revenu, que j’avais fait un rêve. Hélas, non, Philippe Muray nous a bien quitté … Lui qui écrit dans « Le Portatif », son dictionnaire intime (à paraître bientôt) : « je veux bien passer pour réactionnaire car toutes les occasions pour se rendre antipathique aux progressistes sont bonnes » nous revient au travers d’écrits corrosifs à souhait.
3 « bombes » vont donc encore exploser – façon Muray ! 3 nouvelles dont il a (et non avait) le secret, peintre des mots antimoderne qu’il est (et non était).
« Une belle journée » applique à notre époque la reductio ad absurbum concernant les luttes dites émancipatrices des minorités. « Enculées et enculés » au titre prometteur, met en scène un écrivain à scandale bravant l’ordre moral et la censure. Quant à « Comment je me suis arrêté », on suit le journal intime d’un homme qui arrête de « moderner ».
Rassemblées sous le titre de « Roues carrées » que l’on comprendra que la pensée libre de Muray a tourné ronds jusqu’à la dernière goutte d’encre.
Jusqu’au bout l’homme aura ainsi su nous enchanter et emplir nos esprits des néologismes dont il avait le secret et la clé. Mort, il en invente un dernier : le post criptum post mortem !
- Roues Carrées – Fayard
- Le Portatif – 1001 Nuits
Tout cela nous change un peu de la vis strasbourgeoise, quoique !
18:20 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : muray, strasbourg, livres, littératures, droite, art, culture



