27/04/2008

Etes-vous, vous aussi, solidaire de la cause tibétaine ?

aca1ef8edbd231648e36b934e55731dc.jpg« Il faut être solidaire du Tibet » me disait cette voisine motivée. Je lui expliquais que je n’avais pas le moindre souci pour ce faire et que la cause des peuples était effectivement une chose motivante. Celle-ci était entendue, il fallait soutenir la Tibet !

Mais comment faire ? Un drapeau, une pétition ? Je décidais plutôt de boycotter certains produits chinois dans ma logique d’achat local déjà évoquée ici et je m’en faisais le porte-parole auprès des voisins tibétophiles. Pas de soucis, ils allaient voir ce qu’ils allaient voir et si tous les consommateurs du monde voulaient se donner le mot, la cause serait entendue.

Pendant ce temps, le gouvernement gouvernait et je fus surpris de découvrir que la convention pour la promotion de la langue française aux Jeux Olympique mentionne BEIJING et non Pékin. Cela commençait bien ! Un recul sémantique, un !

Les Francophones allaient donc mettre en avant le nom mandarin de la capitale chinoise au détriment du nom français.

Ce n’était qu’un début, la lutte continuait et je retrouvais mes voisins rentrant de leur magasin de sport équipés de la tête aux pieds pour profiter des grands jours de soleil.

Shorts, baskets et un fameux tee-shirt qui élimine la transpiration. J’évoquais ma lutte contre le Tibet. La famille se sentait solidaire jusqu’à ce que nous parlions jogging. Non, pas celui de Nicolas S, mais le leur avec leurs nouveaux équipements. Une question banale en fait. Il est fait où ce super tee-shirt « révolutionnaire ». Un regard sur l’étiquette : « Made in China ».

Comme aurait dit San Antonio, un ange passa, auréolé de la bannière tibétaine.

 

17/01/2007

Contre les moulins à gens

medium_Cuadro_20Picasso.jpgEntreprises militantes et sans doute opposées, les Enfants de Don Quichotte (agent de publicité malgré eux de Décathlon) et finalement également Solidarité Alsacienne auront en l’espace de 2 hivers, contribué à placer en haut de l’affiche le problème de la paupérisation croissante de notre société et notamment d’une partie de la jeunesse  (à en croire les photos montrant les personnes venant profiter des tentes et des soupes).

 

Bien entendu, aucune des deux structures n’aimera être comparée avec l’autre. Mais d’une certaine façon, elles se répondent et si l’on en analyse la composante structurelle, elles agissent à la fois pour venir en aide aux plus démunis et pour passer un message. Les reproches qu’une personne de gauche fera à l’une, un homme de droite les fera à l’autre.

 

L’intérêt majeur de ces structures est de piquer à vif – en dehors des messages idéologiques et militants – l’opinion publique. Objectif atteint dans une époque où un français sur deux imagine pouvoir devenir SDF !

 

La misère est autour de nous. Cela, engoncés dans un individualisme triomphant, coincés entre le temps de travail et le temps de cerveau disponible, nous l’avions peut-être oublié.

 

Lorsque Coluche lance les « Restos du Cœur », il rêve que cela ne durera pas. Lorsque l’Abbé Pierre lance Emmaüs, il croit sans doute chanter le lendemain

 

Hélas rien…. Reste à oser donc dénoncer les limites du culte de la croissance. Faut-il gagner plus ou vivre mieux ? Tout cela invite à la réflexion sur les valeurs fondamentales d’une société à reconstruire, une société solidaire …. A inventer sans doute en songeant aux limites du productivisme et aux effets collatéraux de l’ultra libéralisme à l’intérieur et l’extérieur de nos frontières. Toute une éducation, en somme …