22/07/2008

Trombinoscope : Who’s Who in Strossburi

4207300e54a2dbbcd95ca0639dd71c95.jpgPlusieurs restaurateurs m’interpellent récemment sur le même thème. Comme ils ne se connaissent pas, j’en déduis une tendance, un besoin. « Tu n’aurais pas un trombinoscope des élus de la ville » me demande l’un d’eux.

Je m’interroge et le voilà de m’expliquer à part Ries, Trautmann, et un avocat de ses amis, il ne sait pas qui est qui au sein du Conseil Municipal, qu’il ne ferait pas la différence entre Robert H et Philippe B. Bref, qu’il ne sait même pas s’il a déjà servi un des nouveaux élus.

Pareil pour les verts, me dit un autre de la Krutenau, « y’a bien une nana qui fait écolo avec son keffieh, mais bon, je sais même pas qui c’est et je te parle pas des mecs » et de rajouter « pourtant la gauche, ici je suis servi ». 

"Tu n'aurais pas un trombinoscope ?" ...

Du coup, je pose des questions à des proches, hors politiques, sur le nom des élus strasbourgeois. A une ami du quartier des 15 à qui je demande qui est son conseiller général, elle me répond : « Ben, Jean Waline, tu me prends pour qui ».

Tout cela pour relativiser et pour bien prendre en considération qu’une des faiblesses de la gauche pourrait être l’absence de notoriété de nouveaux élus, excellents militants mais démunis de notoriété. Mais cela se travaille. Et on prétend que les jeunes bossent fort.

10/03/2008

Quand la gauche retrouve son extrême

5f034be29b4a5b0c92c898289122eb7d.jpgC’est à partir du moment où Antoine Waechter fut petit à petit mis à la porte du parti dont il était l’un des fondateurs que la stratégie du coucou développée par l’extrême gauche sur l’idéologie écologiste est apparu au grand jour. Ce jour-là, les écologistes sincères furent mis à l’écart. Trop bons, trop purs, face aux professionnels de l’agitation et de la propagande issus notamment des réseaux trotskistes les plus radicaux.

En fusionnant, en connaissance de cause, avec la liste verte, Roland Ries rappelle à celles et ceux qui en doutaient qu’il reste idéologiquement ancré à gauche. Les amitiés et réseaux qui unissent les militants des gauches ont fonctionné. Alain Jund, ancien du PSU, sera sans doute élu, Eric Schultz, l’ancien de la JCR aussi, d’autres encore, sans compter ceux que l’on retrouvera plus tard missionnés  d’une façon ou d’une autre autour de Strasbourg et de la Communauté Urbaine de Strasbourg.

La gauche s’allie avec son extrême et personne ne dit rien. Schultz, Jund avec Roland Ries, cela coule de source. Bien entendu, si la droite lorgnait un instant sur un électeur ou un cadre du ex-FN ou ex-Alsace d’abord, la chorale des pleureuses se ferait entendre et il y aurait bien des médias militants pour donner écho aux cris faussement apeurés d’une gauche qui à Strasbourg comme ailleurs, donne le « la » de la pensée politique.

Bien entendu, le protocole d’accord ne révélera pas tout mais nos oreilles ont entendus ce qu’il fallait.

12/02/2008

Municipales Strasbourg 2008 : les leçons de bon sens

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19/12/2007

La liste des Verts : Rouges de confusion

fd1c22a16dccaf83ff46ef7ea572c2f3.jpgCa y est, demain matin, ce matin, vous aurez accès dans la presse à la liste des Verts. Je ne reprendrais pas l’histoire de la pastèque, mais entre nous, les faits son parfois têtus. Certains parcours ont flirté avec l’extrême gauche. Y’a-t-il eu repenti ? Ma pensée serait archaïque. Non, elle est pragmatique car si la liste fait plus de 5 %, elle pourra fusionner avec celle de Roland Ries et offrir, en cas de victoire, la ville à des personnalités venant de « la gauche extrême »

1) Alain Jund : Il est partout, Alain. Ancien membre du PSU ( eh alors Petitdemange aussi), proche du Cardek, ce directeur d’un cabinet conseil est membre d’une multitude d’associations diverses et variées. Il avait bénéficié d’une véritable campagne de notoriété de la part des DNA qui en avait fait l’invité d’un de leurs chats sur leur site Internet.

2) Marie Dominique Dreyssé : Conseillère municipale et conseillère communautaire, cette militante a su s’implanter dans le quartier gare, face à l’adjointe du quartier. Proche du RESF, comme presque tout le monde à gauche, elle est connue pour son franc parler militant. Cela changera au moins. Masse laborieuse, MaDo est là.

3) Françoise Schaetzel, médecin ( candidate d’ouverture …) et ancien soutien si notre mémoire est bonne d’Alain Lipietz en 2002

4) Eric Schultz : Que dire d’Eric, il est le dynamique animateur du RESF (ancien coordinateur parait-il) et travailla même pour le Parti Socialiste ou plus précisément son groupe au Sénat.

Son écologisme n’efface pas ses candidatures 100 % à gauche et son passé de JCR. A-t-il renié son passé de militant d’extrême gauche, c’est sous sa casquette qu’il faut regarder. On notera que Schlomo le cite comme « son pote», ce qui n’est pas étonnant en raison du passé militant commun. En 1994, il participait à l’ouvrage « Le communisme municipal : définitions et tendances ». Ce que l’on sait moins, c’est qu’il fut même charger de suivre, je crois, les élections de 1992 en Alsace pour … le Figaro !

5) Mustapha el hamdani, anc. Pt du Conseil Consultatif des Etrangers, et militant associatif.

Présentation faite sous la patronage de Laurent Fritz, l’ancien patron de la JCR et militant LCR devenu pragmatiquement vert.

On ne va pas continuer. On aura compris que cette liste est clairement marquée à gauche. Nous reconnaissons donc à ses composantes une certaine « droiture » à gauche. Quel espace restera-t-il donc à une Liste LCR ou PC ?

Finalement, on comprendra logiquement que Yann Wehrling était de trop sur cette liste, il fait comment dire … Yann, il t’est arrivé la même histoire qu’à Antoine Waechter, un type très bien aussi. Demandes lui de te raconter l’histoire du coucou dans la pastèque.

Ps : Un ami bloggeur me dit : « Finalement en France, en politique tant qu’à être extrémiste, autant l’avoir été à gauche. Tout le monde trouve cela hyper fun et ultra branché, voire même mégacool ».

Ps2 : Bien entendu, en cas d’erreur ou d’homonymie, nous rectifierons notre note. Nos informations se retrouvent sur internet et dans quelques mémoires strasbourgeoises.

18/11/2007

Revue des troupes !

Ump-Ups : On va s’ouvrir, on nous le dit, on ouvre aussi la campagne. Elle s’annonce serrée et sera dirigée par Pascal Mangin. Un bon bilan à défendre fut-ce aux attaques de toute part.

 

Ps : La constitution de la liste continue, les amitiés entre "camarades" aussi et la drague va jusque dans les facultés.

Centre gauche : Toujours pas d’investiture officielle au Modem mais les lobbyistes des diverses tendances remercie la SNCF pour ses TGV (quand ils ne sont pas en grêve). Comme disait Highlander « Il ne peut en rester qu’un » ! Battez-vous encore un peu.

Centre Droite : Le Strissel a acceuilli récemment les défenseurs d’un centrisme traditionnel, donc de centre droite. Succès de la réunion organisée par Pascale Jurdant Pfeiffer et Laurent Spiero. « Le mouvement des Centristes et Démocrates pour Strasbourg a vu le jour » et entend défendre chèrement les valeurs du centrisme à Strasbourg.

Droite-Droite : Robert Spieler propose une « ouverture à droite » aux orphelins des droites alsaciennes. De son côté, le FN ne dit mot et s’occupe d’abord de trouver des femmes pour combler sa liste.

Gauche-Gauche : Les anciens camarades de la Jcr se retrouvent autour des Verts et d’Alain Jund. Comme aux présidentielles, les verts seront-ils les oubliés de l’élections ?  

 

27/09/2007

Du feu rouge au feu vert en passant par l’orange.

513e28f6982abca34d6a89a07e9d7644.jpgLorsqu’en 1993, la motion d’Antoine Waechter est mise en minorité lors du congrès des Verts, on assiste d’abord à la victoire d’un travail lent et laborieux de reconquête idéologique de ce mouvement initié, des années avant.

Antoine Waechter, écologiste sincère, n’a, en fait, pu résister à un tsunami militant initié depuis plusieurs années par ces « nouveaux verts » issus de la gauche et de l’extrême gauche. Militants idéologisés qui voient dans un parti un outil révolutionnaire plutôt qu’une fin en soi, ils appliquent des recettes pour lendemains qui chantent.

Faute de n’avoir vu venir les choses ou de les avoir prévenues, Antoine Waechter perd la tête de son mouvement au profit de tendances bizarrement prêtes à collaborer avec la gauche et son extrême. Les verts deviennent alors une composante d’une gauche plurielle et naturellement leurs leaders obtiennent des postes et même un ministère. Quelle sera leur influence sur la politique gouvernementale, on peut se le demander. On notera juste qu’à tous les échelons militants et électoraux, des anciens militants des gauches radicales profitent de leur verte étiquette pour obtenir également mandats, titres et prébendes.

C’est l’époque ou pour qualifier les verts, on évoque la pastèque, fruit vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur. Les verts, eux ne s’en remettront jamais ! Mais faites le test, regardez, comme à Strasbourg, où militèrent les verts dans leur jeunesse ? La réponse est limpide.

Des oranges sanguines

Au moment des dernières élections présidentielles, déçus par la candidature Royal , des socialistes, des militants de gauches libéraux et moins, se laissent tenter par le discours UDF de François Bayrou. Se laissent tenter ou plutôt partent à la conquête d’un parti centriste laminé par la fuite de ses cadres vers l’Ump et la difficulté de sa direction à trancher. Dans les sections, au discours de centre droit se superpose un discours de centre gauche mâtiné de vert.

Mieux, à l’approche des municipales, des anciens élus de gauche se sentent soudainement épris du centrisme comme d’autres en leur temps furent épris d’écologisme.

Ainsi Jean Luc Benhamias, un de ceux, soutien au courant Verts Pluriel qui firent tomber Waechter, un de ceux qui se disent vigilants face aux rapports de la droite et de son extrême, est-il des premiers à rallier le Modem. Pas étonnant qu’il serve ainsi d’étendard à une candidate centriste aux municipales de Strasbourg. Un vert passant à l’orange en quelque sorte, un fondateur des verts qui change juste de terrain d’action mais à quelles fins ?

La fin est pourtant claire : conquérir l’appareil centriste !

La dénaturation du centrisme se mesure ensuite sur le terrain et Strasbourg n’y échappe pas. Les dextro-centristes sont d’abord moqués puis isolés pendant que d’actifs militants sinistro-centriste prennent le dessus dans les structures et fédération, lentement, mais sûrement.

Dans la guerre des « gangs », on n’est plus central, mais centriste de gauche pour finalement être démocrate et là bien entendu, ceux qui ne sont pas avec vous, ne sont donc pas démocrates : « on ne partage pas les mêmes valeurs ». Demain, on les traitera de populistes et pire si affinités.

On ne pourra plus s’allier avec eux ! A l’inverse, on pourra s’allier avec d’autres démocrates de progrès, de gauche bien entendu. On l’aura compris, il est en train d’arriver au Modem ce qu’il est arrivé aux Verts, il est l’objet d’une attaque qui vise à le dénaturer. Mais François Bayrou verra cela, me répondra-t-on !

François Bayrou sera d’abord choyé par ses nouveaux amis, puis le roi sera nu. Le centre aura été digéré, les centristes sincères aussi.

19/09/2007

Il pleut ce week-end, c’est la faute au tandem

c0f906c8425c1154ed112203b0a2d9fc.jpgLa campagne municipale se lance et la gauche se place lentement mais sûrement en ordre de bataille. Tout commence donc par des escarmouches révélatrices de la suite.

Dans les quartiers, les responsables associatifs militants commencent ouvertement un travail de sape (« Il pleut ce week-end, c’est la faute au tandem »). En ville, les leaders de la gauche se montrent à nouveau dans les restaurants où l’on cause. Les poignets sont chauds, les mains se serrent, les promesses se font.

Les associations militantes, elles, occupent leur position et démarrent un lent harcèlement sut des thématiques fortes ou symboliques. On note l’activisme du RESF Strasbourg et celui du Collectif SDF-Alsace qui se préparent à un hiver militant. La seconde structure défendrait une cause juste, celles des sdf qui suivent ses aventures sur son blog (grâce au wifi) et qui sont appelés à se mobiliser pour appuyer l’association Aubette Demain. Quel rapport avec les SDF, le même qu’avec la choucroute.

Histoire de bien cadrer la campagne, on laisse certains éléments dont on ne veut plus partir au Modem en faisant le calcul évident qu’en cas de tensions, on saura le faire rentrer à la maison. A côté de cela, on diabolise un peu la droite extrême, de manière à bien culpabiliser la droite et lui ôter toute marge de manœuvre. Si elle se droitise, elle est réac, si elle se recentre, elle fait fuir des électeurs très droitiers. Bien joués camarades !

A l’intérieur des partis, il y a certes une guerre de position et chaque général socialiste pousse ses pions pour qu’ils soient aux meilleures places. Néanmoins, en regardant de près le casting, on s’inquiète (si vous gagnez, que xxx ne devienne pas adjoint !).

Qu’importe, le PS annonce qu’il partagera la CUS avec un autre maire de gauche, habile mesure pour doper les campagnes schilickoises et illkirchoises et pas d’alliances.

Là, on sourit. La mesure permet en effet au PS de faire le plein au centre sans faire fuir celles qui aiment Roland et qui verraient d’un mauvais œil la présence d’anciens trotskystes dans les rangs. Cela, les Verts s’en moquent, les anciens LCR et JCR sont devenus verts depuis longtemps et quant au directeur de campagne, il est le fondateur du RESF et ancien proche de la JCR après avoir œuvré un temps au groupe socialiste du Parlement Européen. Bref, on l’aura compris, à gauche, de toutes les façons, on est tolérant et humaniste, il n’y a pas d’extrême qui ne peut s’intégrer dans une stratégie de conquête qui vise à déborder la seule ville de Strasbourg.

Cela, ceux qui se moquent des risques de leurs amis strasbourgeois feraient bien de l’intégrer et pourquoi pas d’en parler lors des journées parlementaires de l’UMP.